Du métal grinçant, des machines criantes, moteurs et engrenages se muent et se calent dans la mesure. Ce mécanicien de l’improbable mécanise et électrifie l’espace qu’il a à porté de main. Boites, vertèbres métalliques, transistors, ampoules s’imbriquent et s’organisent autour d’Azar. La source électrique se déploie vite en arborescence pour rentrer en contact avec chaque pore de chaque soudure et chaque bout de matière. A l’épicentre de cette tension Azar sonorise le mouvement et le distord à coup de sampler et d’effets électro. Des instruments sculptures a voir autant qu’à entendre qui font sans pincettes le grand écart entre Roussolo et les avants gardes bruitistes italiennes, les sculptures mécaniques de Tinguely et les expériences les plus radicales dela noise et de l’indus…

JMB